Evolution des appareils auditifs

Les appareils auditifs n'échappent pas à l'innovation technologique. Toujours plus design, plus performants, ils sont de plus en plus nombreux à être commercialisés sur le marché. Plus coûteux également, c'est aux mutuelles et complémentaires santé de s'adapter et de faire évoluer leur offre de remboursement.

Un peu d'histoire

L'existence des appareils auditifs remonte à de nombreuses années. Entre les années 1800 et 1900, les premiers appareils de ce type ont vu le jour. En 1805, le « tube acoustique » a succédé au cornet acoustique. Il s'agissait alors d'un appareil qui pouvait se fixer sur des accessoires à l'instar de barrette, canne… etc et pouvait atteindre de 90 à 100 dB.

Vers les années 1900, les premières aides auditives avec boitier arrivent sur le marché. Elles contiennent un microphone à granule de carbone et sont l'oeuvre d'un dénommé Hutchison. Disposant d'un micro, d'un amplificateur et d'une batterie, elles marquent le début des aides auditives portatives.

C'est vers la fin 1930 que le premier sonotone apparait. S'il a du mal à tenir dans une poche, il fonctionne à l'aide de lampes radio et de batteries imposantes. Amélioré dans les années qui suivent, il devient plus discret. C'est l'invention du transistor dans les années 1947 qui marquera un changement révolutionnaire dans la fabrication des appareils auditifs. En 1957, le Sonotone 333 BTE peut se fixer derrière l'oreille.

Les prothèses auditives fonctionnent alors à partir d'un micro dont le son est transmis à un amplificateur qui le renvoie ensuite dans l'écouteur.

D'innovation en innovation, de miniaturisation en miniaturisation, les appareils se perfectionnent jusqu'à la commercialisation, dans les années 60, du premier contour d'oreille. Au fil des années, les chercheurs parviennent à placer l'amplificateur et ses divers composants directement dans l'embout auriculaire : l'intra-auriculaire est né. Nous sommes en 1977.

Les technologies qui suivront permettront de placer la prothèse auditive dans le conduit auditif la rendant ainsi totalement invisible.

Si elle se fait plus discrète, elle est également de plus en plus performante. Les années 90, années de « révolution numérique » sont également une décennie de « révolution auditive ». Les appareils, contrôlés par ordinateur peuvent filtrer différents bruits, diminuer le bruit du vent, le Larsen, augmenter le son de la parole… etc.

Désormais confort, performance et invisibilité sont les mots qui résument le mieux l'offre d'appareillage auditif. Des appareils disponibles dans tous les centres Viva'Son dont l'audioprothésiste connait toutes les spécificités, ce qui le rend le plus à même de conseiller ses patients pour qu'ils choisissent l'appareil le mieux adapté à leur trouble.

Les dernières innovations

Parmi les dernières innovations : l'appareil auditif implantable, totalement invisible à l'oeil nu qui permet de pratiquer du sport ou autres activités aquatiques sans risquer d'abimer l'appareil. D'autres appareils restituant un son de haute-fidélité, dont la capacité de mémoire ne cesse de croitre, avec des traitement du signal innovateurs, utilisant des technologies directionnelles sophistiquées ne cessent d'arriver sur le marché.

Des appareils qui s'adaptent à l'âge des patients et à leur activité

Aujourd'hui, plus de 6 millions de personnes souffrent de problèmes auditifs mais seulement un tiers de ces personnes s'équipent en prothèse.

Les prothèses auditives actuelles s'adaptent aux besoins de leurs utilisateurs. Des utilisateurs de plus en plus jeunes qui ne se soucient pas ou peu de l'impact du bruit sur leurs oreilles. Equipés d'ordinateurs, smartphone, tablettes ou télévisions performantes, ils sont à la recherche d'une prothèse qui peut être reliée à ces appareils sans perturber leurs habitudse de vie. La perte auditive étant synonyme d'isolement, les appareils sont aujourd'hui conçus de manière à ce que rien ne change pour ceux qui la portent.

C'est pourquoi les appareils auditifs peuvent désormais, grâce à un système de communication sans fil, le système Bluetooth, être reliés à d'autres appareils de la vie courante (Téléphone…etc).

Le remboursement

Le prix d'un appareil auditif est un véritable investissement pour son acheteur. Pouvant varier de 1500 à 4000 euros, ils sont en grande partie remboursés par la sécurité sociale et les mutuelles.

En ce qui concerne la Sécurité sociale, les remboursements dépendent de l'âge, du type d'handicap et d'appareil (ce dernier devant faire partie de la liste des Produits et Prestations (LPP) remboursables par l'Assurance Maladie ( L.P.P). La prise en charge implique l'appareil en lui-même mais également les accessoires. Bien entendu, si les deux oreilles sont concernées par le trouble, la prise en charge sera doublée. Ce remboursement équivaut à 60% sur la base de tarifs officiels mais dépend de l'âge.

Moins de 20 ans : 60% pour un appareil allant de 900 à 1400 euros en fonction de la classe de l'appareil : A (900 euros), B (1000), C (1250) ou D (1400).

Plus de 20 ans : 60 % sur une base de 199,71 euros.

L'innovation a un coût, un coût que les complémentaires santés sont prêtes à prendre en charge selon le contrat souscrit. En effet, plus votre appareil sera miniaturisé et multi-fonctions, plus son prix sera élevé. Si la part de remboursement de la sécurité sociale est fixe, celui de la mutuelle varie : le remboursement pouvant être partiel ou total en fonction du forfait choisi. Le remboursement des aides auditives peut inclure : la visite chez l'audioprothésiste, les différents examens, le suivi, l'entretien des appareils et d'éventuels accessoires. Etant donné le coût, mieux vaut choisir l'option Tiers payant qui vous évitera d'avancer les frais.

L'innovation est donc au coeur des prothèses auditives qui n'ont pas finies de nous surprendre. Phonak, Siemens, Amplifon,.. toutes ces marques travaillent à la performance et au design de ces appareils pour que souffrir d'un trouble auditif ne soit plus synonyme d'isolement. Les mutuelles proposent des offres intéressantes afin que chaque patient puisse bénéficier de l'appareillage de son choix tout en pouvant en assumer le coût.

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