Réforme de la Sécurité sociale - Les différents points touchés par cette réforme - Partie 1

Depuis une dizaine d'années, l'assurance maladie obligatoire est en crise financière permanente: Plan de financement de la Sécurité sociale, mise en place de contributions et franchises, déremboursement des médicaments...

Pour l'assuré, il est parfois laborieux de s'y retrouver et de savoir ce qui s'applique, ce qui n'existe plus ou ce qui va certainement changer dans les prochaines années.

Devant les déficits persistants, la sécurité sociale se devait d'être remaniée en profondeur, c'est pourquoi, le 13/08/2004 le gouvernement promulgue la loi sur la réforme de l'assurance maladie. Elle prévoit des mesures qui prendront place progressivement pour réduire les dépenses de la Sécurité sociale tout en améliorant la prise en charge des assurés. Il en résultera également des obligations pour les mutuelles.

Cette réforme porte sur un certain nombre de points:

1) Le Médecin Traitant

En 2010, plus de 85 % des assurés ont désigné leur médecin traitant et font confiance au parcours de soins coordonnés. En consultant son médecin traitant, l'assuré fait le choix d'un suivi médical coordonné et d'une prévention adaptée à sa situation.

Le choix du médecin traitant est libre, le principe étant de choisir celui qui connaît le mieux son patient et qui le voit le plus souvent, il peut être généraliste ou spécialiste. Il aura pour mission :

• Coordonner les soins et s'assurer que le suivi médical est optimal.

• Orienter le patient dans le parcours de soins coordonnés : il est l'interlocuteur privilégié, informe et il met, si besoin, en relation avec d'autres professionnels de santé.

• Gérer le dossier médical : il concentre toutes les informations concernant les soins et l'état de santé (résultats d'examens, diagnostics, traitements, etc.) et les met à jour.

• Garantir une prévention individualisée : il aide à anticiper sur les risques de santé avec le suivi des vaccinations, la réalisation des examens de dépistage (cancer du sein), le sevrage tabagique ou les conseils nutritionnels, en fonction du style de vie, de l'âge et des antécédents familiaux.

• Conseiller les examens ou les traitements les plus adaptés à l'état de santé. Ce suivi peut éviter des consultations inutiles, des examens à refaire ou des mélanges dangereux de médicaments.

Attention : Si l'assuré ne choisit pas de médecin traitant ou s'il ne suit pas le parcours de soin coordonné, il sera moins bien remboursé lors de ses consultations. Ses remboursements seront diminués de 40 % si le prix de l'acte ou de la consultation est inférieur à 25€ et de 10€ s'il est supérieur à 25 €. Sa mutuelle ne prendra pas en charge ces pénalités.

Continuer avec la réforme de la sécurité sociale - Partie 2